La politique scolaire

Au XIXe siècle, les gouvernements successifs mènent des politiques très volontaristes en matière d'éducation. Le mouvement est amplifié sous l'impulsion de Jules Ferry ( Ministre de l'Instruction publique de 1879 à 1883, ministre des Affaires étrangères de 1883 à 1885 et parallèlement Président du Conseil de 1880 à 1881 et de 1883 à 1885). L'école devient un enjeu majeur de la politique nationale au lendemain de la cuisante défaite de 1870. Il s'agit, en plus de transmettre des savoirs, d'éduquer les consciences, pour les libérer de l'emprise du religieux, renforcer la patrie et la République.

Ces mesures -notamment l'obligation scolaire - ont d'importantes répercussions au niveau local, d'autant qu'elles s'ajoutent aux initiatives de la municipalité dans le domaine. Pour autant les progrès sont lents et comme au niveau national, la question des écoles fait l'objet de vifs débats, provoquant plusieurs crises, avec les congrégations enseignantes d'une part, mais aussi à l'intérieur du Conseil municipal.