La vicomté de Rohan est élevée au rang de duché

Pierre de fondation du couvent des Récollets © Ville de Pontivy -  Cliché François Talairach

Pierre de fondation du couvent des Récollets
© Ville de Pontivy
Cliché François Talairach

Le 16e siècle semble vouloir prolonger le précédent. En 1518, Pontivy reçoit la visite du roi François 1er et de la reine Claude de France. En 1534, elle construit une nouvelle église paroissiale avec sa tour.

Mais en 1562 débute les guerres de religion. Pontivy, où Henri 1er de Rohan a fondé une Église réformée en 1561, est un enjeu des combats que se livrent Catholiques et Huguenots. Le 3 décembre 1589, elle tombe aux mains de la Ligue et de ses alliés espagnols.

Elle le demeurera jusqu’à la promulgation de l’Édit de Nantes, en 1598, qui concède 150 lieux de refuge aux Protestants, parmi lesquels seize places de mariage dont le château de Pontivy. La ville est alors rendue aux Rohan.

Durant le 17e siècle, Pontivy connaît un nouvel essor. En 1603, la vicomté a été érigé en duché-pairie par Henri IV. Désormais, l’autorité du chef-lieu s’étend aux châtellenies de La Chèze, La Trinité et Loudéac.

Les foires de Noyal (la Noyale, la Houssaye, la Brolade) lui sont transférées. Des halles aux grains sont édifiées sur la place de l’Église. Les moines Récollets qui ont succédé aux Cordeliers construisent un nouveau couvent. Les Ursulines ouvrent une institution pour l’instruction et l’éducation des jeunes filles.

Le siècle n’a pas été exempt de maux : révolte du papier timbré en 1675 ; révocation de l’Édit de Nantes en 1685 ; épidémie de dysenterie en 1696. Mais à l’issue, Pontivy a conforté sa dimension de chef-lieu au centre du duché.