Le dessein de Napoléon Bonaparte pour Napoléonville

"Napoléonville sera, dans la paix, le centre d'un grand commerce ; dans la guerre, un centre militaire imposant, un entrepôt pour l'approvisionnement de notre marine" © Ville de Pontivy - Archives municipales

« Napoléonville sera, dans la paix, le centre d’un grand commerce ; dans la guerre, un centre militaire imposant, un entrepôt pour l’approvisionnement de notre marine »
© Ville de Pontivy – Archives municipales

Du point de vue de Napoléon Bonaparte, la création de Napoléonville et de Napoléon-Vendée (La Roche-sur-Yon) procède d’un dessein pacificateur et civilisateur dont les différents aspects sont soulignés dans cet extrait du discours sur l’État del’Empire, prononcé au nom de l’Empereur devant les députés en 1806.Deux nouvelles cités s’élèvent au sein d’une contrée désolée jadis par les guerres civiles, et trop longtemps étrangère à notre commerce, à nos arts comme à nos mœurs. Toute sa population se portait aux côtes ; son intérieur va se ranimer. Dans le Morbihan, Napoléonville se développe sur les plans arrêtés cette année ; elle est déjà avancée ; des bâtiments militaires, des édifices civils s’y construisent ; le local du lycée est prêt à recevoir cent cinquante élèves. Placée au centre des nouveaux canaux de la ci-devant Bretagne, Napoléonville sera, dans la paix, le centre d’un grand commerce ; dans la guerre, un centre militaire imposant, un entrepôt pour l’approvisionnement de notre marine. La Vendée applaudit à la naissance de sa nouvelle capitale. La ville de Napoléon a vu poser les bases de tous les grands établissements qui conviennent à sa destinée et qui peuvent vivifier le département dont elle est le centre ; sortant d’une forêt jadis déserte, elle appellera, par les routes qui viennent se croiser dans ses murs, le mouvement du commerce ; elle verra son heureuse situation recherchée par une population fidèle et dévouée au prince qui lui a rendu son culte, la tranquillité et l’abondance. L’Empereur a permis que son nom fût imprimé à ces deux magnifiques ouvrages, comme sur deux médailles impérissables ; elles rappelleront de grands malheurs complètement réparées.