Pontivy à l’avant-garde de la Révolution française

Serment des Fédérés, monument de la Fédération bretonne-angevine © Ville de Pontivy - cc-by-nc

Serment des Fédérés, monument de la Fédération bretonne-angevine © Ville de Pontivy – cc-by-nc

La première moitié du 18e siècle voit la reconstruction de l’hôpital, la création d’un champ de foire et, signe des temps, d’une promenade publique. Mais l’économie en berne, les disettes à répétition, plongent la ville dans le marasme. La misère est extrême. En 1787, quatre habitants sur sept vivent dans la pauvreté, deux autres sont voués à la mendicité… Pontivy, qui défend les revendications du tiers-état, accueille la Révolution avec ferveur. Deux Pontivyens, représentant le tiers et le bas clergé, sont à Versailles le 5 mai 1789 pour l’ouverture des États Généraux. À partir du 9 juillet, tous deux siègent à l’Assemblée nationale constituante.

Serment des jeunes volontaires, monument de la Fédération bretonne angevine © Ville de Pontivy - cc-by-nc

Serment des jeunes volontaires, monument de la Fédération bretonne angevine © Ville de Pontivy – cc-by-nc

En janvier et février 1790, Pontivy accueille la fédération des volontaires nationaux puis des municipalités de Bretagne et d’Anjou. Elle y défend la constitution et l’unité de la Nation. Jusqu’en 1792, elle mène la bataille contre le domaine congéable, survivance du droit coutumier breton frappant les paysans du Morbihan, du Finistère et des Côtes-du-Nord. Ni la Terreur, qui s’abat sur ses édiles, accusés de fédéralisme et de modérantisme, ni les chouans, qui l’assiègent et la menacent, ne parviendront à la détourner de son engagement. Alors que s’achève la Révolution, Pontivy est regardée comme une place forte républicaine au cœur de la Bretagne.