Pontivy devient le chef-lieu de la vicomté de Rohan

Arrivée de Jean II de Rohan à Pontivy par Pierre Cadre © Ville de Pontivy - Cliché François Talairach

Arrivée de Jean II de Rohan à Pontivy par Pierre Cadre © Ville de Pontivy – Cliché François Talairach

Durant une bonne partie du 14e siècle, la vicomté de Rohan vit au rythme de la guerre de succession de Bretagne. En 1341, les Rohan ont en effet pris le parti de Jeanne de Penthièvre, mariée à Charles de Blois et soutenue par le roi de France contre Jean de Montfort, soutenu par le roi d’Angleterre.

Dès 1342, Pontivy et Rohan sont prises par le comte de Northampton. S’ensuivent deux décennies de troubles et de ravages qui se prolongent jusqu’à la mort de Charles de Blois, en 1364 et la signature du traité de Guérande, en 1365.

Rohan, qui a été incendiée, échoue-t-elle alors à se relever ? Pontivy paraît-elle désormais mieux située au centre de la vicomté ? Toujours est-il qu’en 1396, Alain VIII de Rohan reçoit l’hommage de ses vassaux à Pontivy qui devient chef-lieu de la vicomté.

Tout au long du 15e siècle, Pontivy est occupée à asseoir sa position au sein de la vicomté. En 1456, elle voit s’établir un couvent de l’ordre mendiant des Cordeliers. En 1485, un nouveau château puissamment fortifié est érigé sur un côteau dominant le Blavet. Le nombre de ses foires, l’importance de ses moulins, la dimension de ses halles, sont d’autres signes du rang qu’elle occupe désormais.

Cette période de tranquillité est à peine entamée par la guerre qui oppose, en 1487 et 1488, le duc François II au roi de France et qui aboutira, en 1491, au mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, premier pas vers la fin de l’indépendance bretonne. La ville a pourtant été assiégée et prise par le parti du duc de Bretagne. Mais dès 1490, elle retourne sans autres dommages aux Rohan qui avaient pris fait et cause pour Charles VIII.