Il y a 110 ans, le 5 juillet 1908, disparaissait Ernest Jan, bienfaiteur de la ville

Buste de Ernest Jan qui se trouvait près de l'hôpital. Archives municipales de Pontivy, fonds Blat Photographie prise durant l'Occupation par Ernest Blat peu de temps avant que la statue soit déboulonnée par les Allemands.

Buste de Ernest Jan qui se trouvait près de l’hôpital.
Archives municipales de Pontivy, fonds Blat.
Photographie prise durant l’Occupation par Ernest Blat, peu de temps avant que la statue soit déboulonnée par les Allemands.

Né à Guémené-sur-scorff le 8 mai 1837, Ernest Jan grandit avec ses deux frères sous l’égide d’un père juge de paix. Sorti du lycée de Pontivy avec d’excellents résultats, il passe les concours de l’enregistrement et est reçu receveur des domaines. Après plusieurs postes, il revient à Pontivy où il finira sa carrière.

Faire-part de décès de Ernest Blat. Archives municipales de Pontivy, 1M5.

Faire-part de décès de Ernest Blat.
Archives municipales de Pontivy, 1M5.

C’est alors qu’il s’investit dans la vie locale. Célibataire et philanthrope, il va œuvrer tout azimut, devenant l’un des membres fondateurs de la société des courses (dont il sera également le trésorier jusqu’à sa mort), président de la société de secours mutuels, président et bienfaiteur du syndicat des tailleurs de pierre, qu’il a créé, membre ordonnateur de la commission administrative de l’hôpital, président du comité pontivyen de la croix rouge et membre de toutes les œuvres de la ville. Il s’illustre plus particulièrement dans le domaine de la santé et de l’aide sociale, ce qui lui vaut le surnom de « Père des ouvriers ». Il devient également membre du conseil municipal et adjoint au maire.

Le 5 juillet 1908, Ernest Jan décède d’une longue maladie. Dans un dernier élan de générosité, il lègue la quasi totalité de ses biens à l’hôpital ainsi qu’une somme de 20.000 francs à la société de secours mutuels.

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Photographie du cortège funéraire de Ernest Jan sur la rue nationale devant la brasserie Duringer. photographie prise par Guéranne le 7 juillet 1908. Archives municipales de Pontivy, 3Fi33. le cortège funéraire était organisé de manière très stricte. La musique municipale ouvrait la marche en jouant des aire funèbres, suivait le clergé et le corbillard, encadré par des représentant de la compagnie de sapeurs pompiers. Arrivait ensuite le conseil municipal et la famille du défunt. Suivait les représentant des différentes sociétés dans lesquels Ernest Jan s’était impliqué, menés par les représentant de la société de gymnastique, puis les invités de la famille. Enfin, le reste du cortège était composé du reste de la population pontivyenne. Sur l’ensemble du cortège, les élèves des écoles publiques et de l’école primaire supérieure de jeunes filles formaient une haie d’honneur.

Sa disparition marque beaucoup les esprits de ses concitoyens qui décident de lui organiser des funérailles exceptionnelles. L’ensemble des frais des funérailles sont pris en charge par le conseil municipal. Le 3 août suivant, la place aux cuirs, sur laquelle donne l’hôpital, est rebaptisée place Ernest Jan. Dans les mois qui suivent, une souscription permet d’ériger un buste réalisé par Laure Coutant-Montorgueil (célèbre sculptrice de la Belle-époque) à son effigie. Son inauguration a lieu le 24 octobre 1909.

 

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