La chapelle

Sobre, au plafond lambrissé de bois bleu, elle est éclairée par une baie en arc brisé. Son agrandissement vers l’est à la fin du XIXe siècle fut consécutif à l’effondrement de la tour adjacente. La chapelle a retrouvé ses dimensions d’origine lors de la restauration conduite par René Lisch dans les années 1960. La baie en pierre polychrome insérée dans le mur nord provient, comme les deux cheminées déjà citées, du château de Coët-Candec. Jadis ouverte en son centre, elle était, dans son édifice d’origine, utilisée comme passe-plat. Le retable provient de la chapelle Saint-Ivy (centre-ville). La chapelle est encore utilisée aujourd’hui par les Protestants de manière ponctuelle.

La voûte de la chapelle castrale. Photo. François Le Divenah

Le passe-plat de Coët-Candec situé dans le mur nord de la chapelle.

Le retable de la chapelle Saint-Ivy. Photo. François Le Divenah

 

 

 

 


Une chapelle alternativement dédiée aux cultes catholique et protestant

  • Vers 1500 : Lors de sa construction, la chapelle, catholique, est placée sous l’invocation de saint Mériadec.

  • 1560 : Acquis aux idées de la Réforme, le vicomte Henri I de Rohan fonde l’église protestante de Pontivy.

  • 1589 : Lors des guerres de la Ligue, le château est occupé pendant 9 ans par les troupes catholiques du duc de Mercoeur.

  • 1598 : L’Édit de Nantes met fin aux guerres de Religion. Il accorde six places de mariage aux Protestants. La chapelle de Pontivy est l’une d’elles.

  • 1686 : Un an après la révocation de l’Édit de Nantes, la chapelle est rendue au culte catholique.

  • 1794-1841 : L’usage de la chapelle est mal connu.

  • 1841-1884 : La chapelle est utilisée par les sœurs catholiques de Kermaria.

  • 1884-1974 : La chapelle sert à des fins diverses. Elle devient notamment la salle de gymnastique de la Garde Saint-Ivy.

  • 1974 : Josselin de Rohan dédie à nouveau la chapelle au culte protestant.