La façade principale

Un aspect défensif marqué

Construit au tournant du XVIe siècle, le château de Jean II ne porte pas encore la marque du style Renaissance. Il fait partie des derniers châteaux forts construits en Bretagne et constitue un bon exemple d’une architecture militaire qui tente de s’adapter aux développements de l’artillerie à feu.

Vue nord-ouest du château dominant la ville et le Blavet. Photo : Michel Langle

Imaginez-vous face au château à la fin du XVe siècle 

  • Les fenêtres n’existent pas.

  • Depuis le pied de la butte, le château est à peine visible et le fossé qui l’entoure, beaucoup plus profond : la contrescarpe* a été arasée au début du XXe siècle ; la terre ainsi récupérée a servi à combler le fossé.

  • Deux ponts-levis renforcent la défense de la place. Trois fentes verticales (1) , traces de leur mécanisme de levage, sont encore visibles au-dessus des portes permettant d’accéder à la cour (petite porte piétonne, grande porte charretière).

  • À la fin du XVe siècle, pour résister aux tirs des canons, l’épaisseur des murs a tendance à augmenter. Ces derniers font ici par endroits plus de 5 mètres de large ! Pour la même raison, les tours sont de moins en moins élancées. En forte saillie sur la courtine* et protégées par la contrescarpe*, elles permettaient de défendre largement les fossés tout en offrant peu de prise au tir des canons.

  • Des canonnières(2) permettaient de renforcer la défense de la place.

Description architecturale de la façade principale.

 

Traces des anciens pont-levis.

 

Des caractéristiques bretonnes

Les matériaux : le château a été construit en schiste et granit issus de carrières proches de Pontivy.

Les « mâchicoulis* bretons » : le chemin de ronde, encore bien visible sur les tours, repose sur des consoles (supports) ouvragées à ressauts typiquement bretonnes (3).

Les mâchicoulis du chemin de ronde en granit, tandis que le mur de la tour est en schiste. Photo : Michel langle

Un souci décoratif

Le souci premier de défense de la place n’a pas empêché les constructeurs d’y apporter quelques touches décoratives : pignons à crochets (4), animaux ou personnages sculptés à la base des pignons(5), finesse du travail des consoles du chemin de ronde reliées par des accolades (6).

Le  » Constructeur » du château

Sculpture La Fée Mélusine

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lion sculpté à la base de l’un des pignons