X comme les arrêtés du 30 fructidor an X etdu 1er vendémiaire an XII créant le lycée de Pontivy.

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Classe du lycée de Pontivy, 1912-1913. (Archives municipales de Pontivy, 1Fi201)

Le 30 fructidor an X de la République (17 septembre 1802), les consuls ont décidé que soit établie à Pontivy une importante administration civile et militaire. Ils prévoient également l’installation d’un établissement secondaire à Pontivy.

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Perspective, à vol d’oiseau, du Lycée de Pontivy (1915-1918). (Archives municipales de Pontivy, 1Fi170)

Le nouvel établissement s’installe dans le couvent fondé en 1636 par l’ordre des Ursulines. Celui-ci, devenu bien national à la Révolution, est cédé par l’Etat à la ville afin qu’elle y installe l’établissement. On y enseigne alors les lettres et arts (langues anciennes et modernes, belles lettres, dessin), les sciences mathématiques et physiques (histoire naturelle, physique, chimie) et les sciences morales (grammaire, histoires, phylosophie, la législation).

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Arrêté du 1e Vendémaire An XII, créant le lycée de Pontivy. (Archives municipales de Pontivy, 3D1)

L’année suivante, le 1er vendémiaire an XII , un nouvel arrêté transforme l’établissement en lycée ( le troisième de l’ancienne province de Bretagne après Rennes et Nantes). Il est destiné à accueillir une centaine d’élèves provenant du Morbihan et du Finistère.

En 1811, le Lycée accueille 15 professeurs, 6 maîtres d’étude et 178 élèves, presque tous boursiers. Durant la Restauration, le nombre d’élèves est moins important (environ 130 par an) mais l’établissement se dote de nouveaux professeurs en anglais, en musique et en histoire. Dans les années 1860, le Lycée, qui compte environ 240 élèves, crée une section spéciale agricole basée à la ferme école du grand Resto. Il perdurera jusqu’en 1914.

Durant la Première guerre mondiale, les élèves partagent leur établissement avec un hôpital militaire temporaire. Les Blessés occupant les dortoirs et une partie des classes, les élèves internes sont logés chez l’habitant et les classes restantes sont aménagées afin de pouvoir recevoir plus d’élèves.

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Personnel médical de l’hôpital temporaire installé dans le lycée, vers 1915. (Archives municipales de Pontivy, 1Fi276)

L’établissement a continué ensuite à s’agrandir et prend le nom de Joseph Loth en référence à l’un de ses anciens enseignant devenu professeur au Collège de France et membre fondateur de la revue de la faculté d’histoire de Rennes « Les annales de Bretagne et des pays de l’ouest ».

Les archives du lycée sont aujourd’hui conservées aux archives départementales. Nous avons récupéré en 2016 un manuscrit relatant l’histoire des premières années du lycée et de ses enseignants ainsi que les portraits de plusieurs de ces élèves devenus célèbres en leur temps.

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